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ITW - Mana : "Je pars toujours dans l'idée de gagner."

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26 janvier 2014

Trois questions à Manaüre Russo-Mendoza (Mana), capitaine de la Sélections française de floorball, qui disputera le tournoi de qualification à la Coupe du Monde de floorball cette semaine à Łochów, Pologne.

Crédit photos © IFF

FFFL - Après dix ans en Sélection et juste avant le tournoi de Łochów, qu’est-ce qui a changé pour toi dans l’approche de ce genre de compétitions ?

Mana - C’est vrai que j’entre dans ma dixième année avec la sélection et dans ce laps de temps énormément de choses ont évolué dans l’approche de ce genre d’événement. Les premiers rendez-vous auxquels j’ai eu l’occasion de participer sont remplis de souvenirs sportifs très intenses mais étaient emprunts d’une forme de naïveté vis à vis du niveau réel du floorball international. Il faut dire qu’à l’époque nous étions englués dans une 3ème division mondiale qui ne permettait que très difficilement les comparaisons avec les meilleures nations. Et je pense que la décision de l’IFF de supprimer progressivement d’une part ce système de divisions et d’autre part de ne plus protéger les top teams a permis aux petites nations de faire de grands bons en termes de niveau mais aussi en terme d’expériences. Ces confrontations n’étaient auparavant pas envisageables, même pas en match amical. Du coup le besoin de s’adapter à ce niveau était inévitable. Aujourd’hui par exemple, même si le playbook existe depuis très longtemps en sélection, je sens vraiment une réelle compréhension de la part des joueurs de l’aspect tactique. Je trouve que d’un point de vue purement physique, la progression est aussi réelle. Faire 5 matchs en 5 jours est un véritable challenge pour les organismes et par le passé, même les plus préparés ont au moins réalisé un match en dedans quand ce n’était pas un épuisement total dès l’issue du second match. Une grande partie de l’effectif actuel a éprouvé pour la première fois ce qu’était le niveau d’exigence physique requis pour pouvoir affronter une équipe comme la Norvège ou l’Allemagne pour prendre en exemple les dernières phases de qualifications. Il en est ressorti une prise de conscience du niveau d’implication que cela demandait de préparer de telles rencontres. Le travail technique n’est plus réalisé en sélection mais doit être fait dans les clubs. Cela permet de se focaliser plus en profondeur sur l’aspect tactique du floorball en sélection mais cela met aussi en relief le manque en France de personnes extérieures floorballistiquement compétentes dans les clubs qui nous permettraient à tous de faire un bon spectaculaire en terme de technique individuelle. Il en ressort néanmoins qu’avec les faibles moyens à dispositions, le staff et les joueurs tentent d’aborder ce genre de compétition avec plus de sérieux et d’enthousiasme que je n’ai pu le ressentir par le passé.

FFFL - Pour réussir à ce qualifier à la phase finale, l’équipe devra gagner au moins trois de ses cinq matchs. Mission impossible ?

Mana - L’unique fois où la France a été à deux doigts de la qualification, c’était déjà en Pologne, il y a 4 ans. C’est aussi la seule campagne à laquelle je n’ai pas participé. De ce périple, seuls quelques joueurs font toujours parti du groupe. De ce que j’ai pu déduire des expériences qui m’ont été rapportées, c’est qu’un véritable esprit de commando se dégageait de ce groupe. Les joueurs étaient en mission, avec un objectif de vaincre n’importe quel adversaire en face d’eux. Cette mission devrait être la même pour n’importe quel joueur de l’équipe actuelle. Pour moi, même si mon équipe joue face à la Finlande, je pars dans l’idée de gagner et de prouver que nous sommes bien présents dans tous les duels, que cette possibilité de gagner ne se traduit pas uniquement au tableau d’affichage mais aussi dans le respect mutuel que l’on peut ressentir lors d’une poignée de main d’après-match avec notre adversaire. Plus concrètement, nous avons la chance d’avoir un tournoi qui va monter crescendo en terme de niveau. Du moins en terme de classement des nations que nous affronterons. Mais je me méfie énormément de ce premier match face à l’Ukraine. C’est une nation qui, bien qu’elle n’ait aucune apparition officielle en match internationaux, possède plus de membres que nous, existe également depuis plus longtemps que nous et surtout c’est un pays avec une vraie culture des sports de crosses avec des voisins baltes et slaves qui sont des nations qui font quasiment toutes partie du top 10 du floorball mondial. Ce premier match est le tremplin idéal pour un tournoi réussi. Le second match face à l’équipe d’Espagne représentera également un défi physique intéressant face à une équipe sensiblement de notre niveau mais que nous n’avons battu qu’une seule fois au cours des nombreuses confrontations qui nous ont opposées ces 10 dernières années. Après nous devrons partir dans l’intention de battre la Pologne et la Russie et créer en quelques sortes l’exploit. Mais honnêtement, je pense cela tout a fait possible dans la mesure où l’équipe arrivera réellement avec cet objectif en tête.

FFFL - Que représente porter le brassard de capitaine pour toi ?

Mana - C’est un véritable honneur de pouvoir porter ce brassard dans une équipe assez jeune mais pleine de promesses et avec un potentiel de progression énorme. Je prends plaisir à retrouver à chaque fois ce groupe enthousiaste, chose que je pensais difficilement envisageable lorsque j’ai quitté le groupe France il y a 5 ans. Personnellement, cela fait 9 ans que je porte déjà le brassard en club mais j’ai ressenti une fierté indescriptible lors de ma première apparition en tant que capitaine de l’équipe de France il y a quasiment 3 ans lors de la double confrontation face à la Belgique. Je pense avoir toujours été exemplaire dans ma façon d’aborder une compétition ou un rendez-vous avec la sélection et suis devenu naturellement un leader dans cette équipe. Porter le brassard de capitaine me pousse à vouloir devenir meilleur et me donne à la fois envie de transmettre mon expérience de sportif mais aussi de transmettre à tout un groupe cette volonté de se dépasser et ce refus de la défaite qui me caractérisent. C’est avec un plaisir non feint que je pars en Pologne pour un tournoi que j’espère épique.

FFFL - Merci et beaucoup de succès à toi et à toute la Sélection française pour cette nouvelle aventure en Pologne !


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